Le front à la date du 21 août 1944 |
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Le front de la troisiиme Armйe de Patton s'йtendait depuis Mantes-Gassicourt jusqu'а |
La Libération de Paris par Rolling Pat |
La bataille pour la libération de Paris aura duré du 15 au 26 août 1944 et jusqu'au 28 août inclu pour la grande banlieue. |
Le lieutenant Bergamain, à gauche sur la photo, rend compte au général Leclerc |
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La progression des colonnes de la 2ème DB entre les 23 et 28 août 1944 |
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A Antony, les chars de Billotte doivent réduire un canon de 88mm. |
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Les alliés à Paris le 25 août 1945 |
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Depuis son command car, Leclerc donne ses ordres. |
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La population participe quasiment à la bataille de la rue de Rivoli |
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Le défilé du 26 août 1944 à Paris |
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"Un problème particulier qui est devenu aigu vers le fin du mois d'août était celui de déterminer ce qui devait être fait à propos de Paris. Pendant toutes les opérations préliminaires, nous avions à grand peine évité de bombarder directement la capitale française. Même durant la procédure de destruction des communications françaises, nous avions attaqué dans la région de Paris, des goulots d'étranglement ferroviaires à l'extérieur de l'agglomération plutôt que les gares terminales à l'intérieur de la ville. Dans le même esprit, nous avons voulu éviter de faire de Paris un champ de bataille et par conséquent les opérations contournaient et entouraient les accès, de façon à forcer la garnison défensive à la reddition. Nous ne pouvions pas connaître, naturellement, l'état et la situation exacts de la population de la ville. A ce moment, nous étions attentifs pour sauver chaque once de carburant et de munitions pour des opérations de combat, afin d'étendre nos lignes à la distance maximale, et j'espérais bien reporter la capture concrète de la ville, à moins que je ne reçoive des informations évidentes de famine ou de détresse de ses citoyens.
"Dans ce contexte, ma main a été forcée par l'action des forces françaises libres à l'intérieur de Paris. Dans l'ensemble de la France les Français libres représentaient une valeur inestimable dans la campagne. Ils étaient particulièrement actifs en Bretagne, mais également sur nombre de parties du front, ils nous ont apporté une aide d'une multitude de façons. Sans leur immense assistance, la libération de la France et la défaite de l'ennemi en Europe occidentale auraient pris beaucoup plus de temps et nous aurait causé de plus grandes pertes. Aussi, quand les forces françaises libres ont déclenché leurs soulèvements à l'intérieur de la ville, il devenait nécessaire de leur apporter rapidement un appui. Le renseignement indiquait qu'aucune grande bataille n'aurait lieu et on a pensé que l'entrée d'une ou deux divisions alliées réussiraient à libérer la ville.
"Pour l'honneur de l'entrée dans la ville, le Général Bradley a choisi la 2ème Division blindée dirigée par le Général Leclerc. Les vétérans de cette unité étaient partis depuis le lac Tchad, trois ans auparavant, pour réussir une marche quasiment impossible à travers le désert de Sahara, rejoindre la huitième armée (britannique), participer à la dernière partie de la campagne africaine, et maintenant, le 25 août 1944, son commandant a reçu la reddition du général allemand commandant la garnison de Paris. C'était le sommet d'une odyssée qui, dans toute sa durée, l'a conduite depuis le centre de l'Afrique jusqu'à Berchtesgaden en Allemagne.
"Cependant, avant que les Allemands aient été complètement réduits dans Paris et que l'ordre y ait été rétabli, la 4ème Division d'infanterie US a dû s'impliquer. Heureusement le combat n'a provoqué aucun grand dommage matériel à la ville. De notre point de vue, le plus significatif de toutes ces heureuses circonstances était que les ponts traversant la Seine avaient été laissés intacts.
Juste après la capture de Paris, j'ai informé le général de Gaulle que j'espérai qu'il gagnerait rapidement le capitale. Je désirai que, comme symbole de la résistance française, il devrait faire son entrée avant que je n'y entre ou que je la traverse.
"Le samedi suivant la capture de la ville,j'ai visité le quartier général du Général Bradley et j'y ai appris que le Général de Gaulle avait déjà établi ses quartiers dans un des bâtiments de Gouvernement à Paris. J'ai immédiatement décidé à ce moment d'entrer dans la ville pour lui rendre une visite protocolaire. Pour présenter un front allié uni, j'avais avisé Montgomery de mon intention et lui ai demandé de m'accompagner. Celui-ci a répondu qu'il ne pouvait pas le faire en raison de la situation de son front en pleine mutation, et ainsi, je me suis contenté, dans cet esprit, d'être accompagné de mon assistant militaire britannique, le colonel Gault.
"Lors d'un déplacement matinal, Bradley et moi-même avons fait un léger détour autour d'un secteur dans lequel il y avait encore des combats, mais sommes entrés dans Paris, tranquillement et secrètement, comme nous le supposions, avant midi le dimanche 27 août 1944. Nous avons immédiatement rencontré de Gaulle, qui était déjà entouré par les gardes républicains dans leurs uniformes traditionnels resplendissants. Nous avons rendu visite au Général Gerow, au quartier général du Vème Corps d'armée américain, et nous sommes arrêtés pour rencontrer le Général Koenig, qui, en tant que militaire subordonné du SHAEF était le commandant toutes les forces françaises libres de l'intérieur. Pendant que nous nous déplacions dans la ville pour en sortir et quand nous avons dépassé l'arc de Triomphe, place de l'Etoile, nous avons été entourés par une foule de citoyens enthousiastes. Les saluts exubérants de la population libérée étaient un peu embarrassants et nous avons agi aussi rapidement que possible à notre manière pour rejoindre une des portes de sortie de la capitale et revenir au quartier général de Bradley, près de Chartres.
"Pendant que j'étais dans la capitale, le général de Gaulle m'informa de certains de ses inquiétudes et problèmes. Il a demandé de la nourriture et des approvisionnements. Il était, particulièrement impatient d'obtenir des milliers d'uniformes pour les forces françaises libres, afin de les distinguer des éléments facteurs de désordre, qui, en tirant profit de la confusion provisoire, pouvaient entreprendre de s'attaquer aux citoyens isolés. Il voulait également de l'équipement militaire supplémentaire pour commencer à organiser de nouvelles divisions françaises.
"Un problème grave en raison de la situation désorganisée de la ville était l'établissement rapide de sa propre autorité et du maintien de l'ordre. Il demandait le stationnement provisoire de deux divisions américaines utilisables, a-t-il dit, comme démonstration de force et pour établir sa position fermement..."
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