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Comme les hommes, les peuples et les nations qui oublient leur histoire cessent d'exister!


Plan des pages consacrées au département du Calvados

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L'étau:
Les maquis,
Les réseaux,
La carte du mur
de l'Atlantique,
La mise à jour
des défenses du mur
de l'Atlantique,
La stratégie d'Hitler,
Commandement et
organisation alliée,
Le dilemme d'Anzio,
le plan de marche
des troupes alliées,

Les bombardements
préliminaires
en Allemagne,

L'opération Crossbow,
Le pillage de la SNCF
après l'Armistice

Le plan rail,
Plan vert,
Sabotages et
bombardements:
les effets,

Bombardements ultimes,
Les révélations d'Ultra,
Les jedburghs,
Fortitude: Où
repousser les alliés?,
We must give the order!,
Le parachutage de
la 6ème Airborne,
The bloody Omaha,
Eisenhower et le D-Day,
L'installation d'Omaha,
la conquête d'Isigny,
L'attaque de Trévières,
Le débarquement
sur Gold,
Le débarquement
sur Juno,
Le débarquement
sur Sword,
L'isolement
des têtes de pont,
Ultra au secours
des alliés,
La contre-attaque
allemande contre
les alliés,
Sur le front
américain,
Où est passée
la 2ème Panzer?
La bataille de
Villers-Bocage,
La tête de pont
sur l'Odon,
De Gaulle à Bayeux
Réorganisation
du commandement
allemand,
La bataille
de Caen,
Ultra et le
front britannique,
Opérations
britanniques du
10-18 juillet,
opération
«Goodwood»,
«Bluecoat»,
«Bluecoat»
et «ULTRA»,
Ultra et
le dilemme allemand,
Ultra, Mortain
et Falaise,
Opérations sur
le front britannique
(7-8 août),
PATTON en scène
Le piège de Falaise,

La capture d'Alençon
par la 2ème DB,
La prise de Carrouges,
La conquête d'Ecouché,
L'étau,
Opérations anglo-
canadiennes du 9 au
12 août 1944,
Opérations alliés
du 13 au 20 août,
La fermeture de
la poche de Falaise,
La bataille du
Mont-Ormel-Coudehard,
Sauve qui peut!

Maquis et résistance, renseignements, débarquement des alliés et libération du Calvados
(suite de la page 1)

L'extension de NEPTUNE et d'OVERLORD à deux nouveaux sites supplémentaires de débarquement, réclamée par le maréchal Montgoméry soutenu par Eisenhower et son état-major, a accru immédiatement les besoins en péniches de débarquement, Liberties' ships et A.K.A.(cargo ship Attack) en faisant quasiment éclater les besoins prévus par ce qui était encore le COSSAC et ce d'autant plus que les péniches et barges de débarquement s'étaient diversifiées (1). Or, même la puissance de l'Amérique, déjà très sollicitée par la guerre contre les Japonais, ne pouvait couvrir ces besoins en quelques mois et ce, d'autant plus que le débarquement en Provence devait avoir lieu en même temps que celui en Normandie.

Le dilemme d'Anzio

En gros, l'ajout de deux plages de débarquement (en l'occurrence, Utah et Sword) représentaient un supplément de 72 LCI (L)'s, 47 LST's et 144 LCT's. Or, les Américains avaient débarqué le 22 janvier 1944 à Anzio (opération "shingle"), afin de tenter de contourner les lignes allemandes barrant la route de Rome, grâce à un prêt d'une cinquantaine de LCT au profit de l'opération "shingle", aux dépens de l'Opération OVERLORD. Mais le Major General John P. Lucas débarqué par surprise à la tête de 50.000 hommes, avait commis l'erreur de ne pas occuper dans la foulée de la surprise les hauteurs dominant Anzio, en laissant les Allemands y installer leur artillerie et leurs chars tandis que Kesselring obtenait des renforts afin de ne pas laisser enfoncer la ligne Gustav. Le résultat fut une concentration de plus de 100.000 hommes s'affrontant de part et d'autre dans la zone d'Anzio, qui demandait toujours plus d'hommes et de matériels et donc de moyens de débarquement non disponibles pour les opérations OVERLORD et ANVIL-DRAGOON (débarquement en Provence).

Bien sûr, Churchill soutenait le développement de "Shingle" aux dépens d'"Anvil". Mais Eisenhower avait parfaitement vu que le réseau ferré rhodanien convenait pour approvisionner les troupes alliées attaquant l'Allemagne par l'Alsace et tenait absolument au débarquement en Provence, et ce d'autant plus qu'il pouvait alors compter sur le concours de la première armée française forgée en Afrique du Nord.

Finalement, un accord s'est fait le 13 février 1944 au terme d'une semaine de négociations à Norfolk House. Les besoins de Neptune ont été réduits d'un LSI (H) de 48 LST's et de 51 LCI's, correspondant à une perte de capacité de débarquement de 21.560 hommes et de 2520 véhicules. En échange de 6 AKA's avec le théâtre des opérations de Méditerranée, Neptune recevait 20 LST's et 21 LCI(L)'s. Au total, les opérations Overlord-Anvil disposaient de 4.266 "landing ships et crafts, qui représentaient 99,3% du potentiel US et 97,6% du potentiel britannique.(2) Le débat se poursuivant, à l'initiative des généraux Wilson et Alexander, après cet arbitrage, le général Eisenhower recommanda l'annulation d'Anvil en tant qu'attaque programmée pour coïncider avec Overlord. Il sera entendu par l'état-major mixte anglo-américains (combined shief of staff). Mais il est certain que si les deux opérations avaient eu lieu en même temps, l'effet de surprise et l'efficacité du soulèvement des maquis auraient été beaucoup plus efficaces.

Le plan de marche des troupes alliées

La progression programmée par le SHAEF
du 21ème groupe d'armées
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Dans les guerres modernes de mouvements de blindés et de domination aérienne, la logistique est très souvent la clé du succès. Amener les chars, l'artillerie et les troupes d'assaut au moment et là où il faut constitue la clé du succès. Or, il n'y a pas d'armée moderne sans maintenance technique. Et quand il s'agit d'armées entières, de milliers de chars et de canons et d'avions, il vaut mieu